| Histoire du logement social |
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Quelques dates du logement social
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1832 | Le choléra fait 18.602 victimes à Paris. Les docteurs Parent-Duchatelet et Villermé incriminent la saleté et l'exiguïté des logements -plutôt des taudis- des plus pauvres. |
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1850 | Loi relative à l'aménagement des logements insalubres. |
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1851 | Construction par le futur empereur Napoléon III des 86 logements de la cité Rochechouart à Paris. |
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1859 | Début de l'édification par Jean-Baptiste André Godin des 500 logements du Familistère de Guise. |
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1862 | Démarrage à Mulhouse de la construction, à l'initiative d'industriels, de 1.240 maisons ouvrières payables par mensualités. |
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1894 | La loi Siegfried encourage la création d'organismes d'habitations à bon marché. |
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1906 | La loi Strauss permet aux communes d'intervenir dans le logement social. |
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1908 | La loi Ribot crée les sociétés de Crédit immobilier pour favoriser l'accession à « la petite propriété ». |
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1912 | La loi Bonnevay autorise la création par les collectivités locales d'offices d'HBM (Habitations à Bon Marché). |
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1928 | La loi Loucheur marque le premier engagement financier de l'Etat dans le logement social. |
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1950 | Changement de terminologie : les HBM deviennent les HLM (Habitations à Loyer Modéré). |
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1954 | A la suite de l'appel de l'Abbé Pierre, l'Etat, s'appuyant sur les organismes d'HLM, s'engage massivement dans l'effort de reconstruction. |
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1975 | Le livre Blanc HLM revendique la qualité de l'habitat pour tous. |
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1977 | Après le rapport de la commission Barre, la loi pose le principe d'une aide personnalisée permettant l'accès de tous à un bon logement. |
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1981 | Création, à l'initiative du Mouvement HLM et de ses partenaires, de la Commission pour le Développement social des quartiers. |
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1982 | La loi Quilliot reconnaît pour la première fois le droit à l'habitat. Elle régule les rapports bailleurs / locataires. |
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1989 | A la tribune du 50ème congrès HLM, le Président de la République s'engage à achever la réhabilitation du patrimoine social en quelques années. |
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1990 | La loi Besson crée les conditions de l'accès au logement pour les plus démunis. |
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1991 | La loi d'orientation pour la ville affirme la nécessité de la diversité de l'habitat et des politiques locales. |
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1998 | La loi contre les exclusions assure notamment une plus grande transparence dans les attributions. |
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2000 | La loi Solidarité et Renouvellement Urbains fixe l'objectif de 20% de logements sociaux dans des villes des agglomérations de plus de 50 000 habitants et réaffirme la compétence des organismes Hlm en matière d'accession à la propriété. |
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2003 | La loi Urbanisme et habitat réforme le Code de l'urbanisme et met en place un dispositif fiscal en faveur des investisseurs.
La loi Borloo d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine définit les modalités d'intervention de l'Etat dans les zones urbaines sensibles. |
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Pionniers et bâtisseurs
| Charles FOURIER | (1772-1837) | Premier théoricien de l’association Capital-Travail où chacun apporte ses biens, argent, capacités ou force physique, il a lié la réussite de son système à un type d’habitation particulier, le “ phalanstère ”. C’est une communauté de 1 600 personnes vivant dans une sorte de château et dont chaque membre est copropriétaire. Le fouriérisme se répandit jusqu’en Russie et il suscita une floraison d’expériences aux Etats-Unis. Une seule a vraiment réussi, celle que réalisa Godin à Guise avec le Familistère. Toutefois, au XXème siècle, l’idéal de Fourier est resté présent dans nombre d’expériences de logements collectifs. |
| Frédéric LE PLAY | (1806-1882) | Ingénieur sorti de Polytechnique et commissaire général de l'Exposition de 1867, c'est l'un des premiers sociologues français. A partir d'enquêtes sur les budgets familiaux et de monographies de métiers, il tire des conclusions sur la nécessité de bâtir une nouvelle société fondée sur le "patronage" des classes dirigeantes, autrement dit le "paternalisme”. Défenseur de la famille soumise à l'autorité paternelle, il ne conçoit son épanouissement que dans la maison individuelle. Ses partisans, regroupés dans les "Unions de la paix sociale" à partir de 1871, s'en feront les propagandistes. |
| Jean-Baptiste GODIN | (1817-1888) | Ancien ouvrier ayant accompli son Tour de France, il fonde, en 1840, une entreprise d'appareils de chauffage dont un type de poêle est toujours en usage. Converti au fouriérisme, il décide de réaliser l'idéal du Maître dans un ”palais social' destiné à loger ses ouvriers et leurs familles. Le Familistère de Guise, édifié sur les plans de Godin lui-même, offrait à ses locataires tout ce qu'avait prévu l'inventeur du phalanstère dans un climat de Vie communautaire qui durera près d'un siècle. |
| Emile MENIER | (1826-1881 | Industriel du chocolat qui a popularisé ce produit en France, Menier ne négligeait pas pour autant les questions sociales. Député de Meaux en 1876, il siège à gauche et votera l'amnistie des Communards déportés en Nouvelle-Calédonie. Après avoir fait bâtir à Noisiel (Seine-et-Marne) une usine à ossature métallique, l'un des premiers chefs-d'oeuvre de l'architecture industrielle, il décide de loger ses ouvriers dans un ensemble pavillonnaire complété, comme au Familistère de Guise, par une coopérative, deux hôtels-restaurants pour les célibataires, un groupe scolaire, etc. L'idéal de la maison individuelle, prôné par les "philanthropes", se trouvait réalisé ici dans les meilleures conditions, |
| Emile CHEYSSON | (1836-1910) | Polytechnicien et ingénieur des Ponts et Chaussées, il collabore avec Le Play pour l'organisation de l'exposition de 1867 et devient son disciple préféré. Directeur du Creusot puis professeur d'économie politique et sociale à l'École libre des sciences politiques, c'est un partisan convaincu de l'initiative privée. Membre de plus de cent sociétés et président d'une quarantaine, il publie des centaines d'articles et de brochures, en particulier sur les problèmes du logement populaire. Avec ses amis Picot et Siegfried, il forme un trio de ”militants sociaux' qui ont lancé des idées et des actions dont les prolongements sont toujours actuels. |
| Jules SIEGFRIED | (1837-1922) | Né à Mulhouse, il s'établit au Havre comme négociant en coton dès 1862. Élu conseiller municipal de cette ville en 1870, il y crée le premier bureau d'hygiène de France après avoir fondé une société construisant des pavillons en accession à la propriété. Député républicain à partir de 1885, il fera voter la loi de 1894 qu'il a préparée avec G. Picot, ainsi que la loi de 1919 sur les plans d'aménagement et d'extension des villes. Très soutenu par son épouse qui lutte de son côté pour le vote des femmes, Siegfried représente un type achevé de militant social au début du XXème siècle. Il est le père du sociologue André Siegfried. |
| Georges PICOT | (1838-1909) | Magistrat passionné par la recherche historique, son “Histoire des États Généraux” lui valut d'entrer à quarante ans à l’Académie des Sciences morales et politiques. Mais son intense activité sociale en fait le leader incontesté du mouvement philanthropique après la guerre de 1870. Persuadé que l'initiative privée suffira à résoudre tous les problèmes sociaux posés par la révolution industrielle, il multiplie les articles, conférences, enquêtes, voyages, pour défendre son point de vue. Il pense surtout que le noeud de la question sociale est dans le logement : il s'emploiera à le démêler grâce à la “ Société française des Habitations à Bon Marché ” dont il sera l’âme jusqu’à sa mort. |
| Alexandre RIBOT | (1842-1923) | Avocat, magistrat, puis député à partir de 1878, il deviendra le chef du parti républicain conservateur, ministre des Finances en août 1914 et Président du Conseil en 1917. C'est aussi un écrivain, reçu à l’Académie française en 1906. Partisan de l'accession à la propriété pour tous les salariés, il obtient la création des caisses de crédit Immobilier, un complément à la loi de 1894. Esprit très moderne, il est favorable à la décentralisation administrative et il préside, en 1899, la seule commission parlementaire de réforme de l'enseignement secondaire jamais réunie en France. |
| Paul STRAUSS | (1852-1942) | Journaliste, il sera conseiller municipal de Paris de 1883 à 1897, puis sénateur radical socialiste de la Seine et ministre de l'Hygiène après la guerre. Il incarne le militantisme laïque dans tous les domaines de la protection de la mère et de l'enfant. En 1902, il fonde la "Ligue contre la mortalité infantile” et on le retrouve à l'origine de nombreuses lois sociales : 1905, assistance aux vieillards infirmes ; 1906, complément à la loi Siegfried ; 1913, repos des femmes en couches. Créateur, dès 1924, du premier Centre français d'études et de recherches sur le cancer, ses préoccupations de "défense sanitaire" annoncent celles de Sellier. |
| Laurent BONNEVAY | (1870-1957) | Inscrit au Barreau de Lyon en 1891, il publie dès 1896 un ouvrage dénonçant la situation des ouvrières à domicile. Élu au conseil municipal de Lyon en 1900, il entre à la Chambre comme député du Rhône en 1902 et il le demeurera jusqu'au terme du mandat de l'assemblée élue en 1936. Figurant parmi les radicaux qui ne refusent pas l'intervention de l'État dans certains secteurs, il fait voter la loi sur les offices. Avec lui commence une génération de républicains qui a pris conscience de l'insuffisance de l'initiative privée dans le domaine des questions sociales. |
| Louis LOUCHEUR | (1872-1931) | Fils d'un architecte roubaisien, élève de Polytechnique, dès sa sortie il se lance dans les affaires : en 1908, il fonde la ”Société générale d'entreprises” (SGE). Excellent fournisseur de matériel militaire, il devient ministre de l’Armement en 1917 et figure parmi les premiers hauts fonctionnaires français préoccupés par le développement de notre économie. C'est comme ministre du Travail qu'il fait voter la loi portant son nom : son programme sera exécuté grâce à l'aide de J. Tannery, alors directeur général de la Caisse des dépôts. |
| HENRI SELLIER | (1883-1943) | Fils d'un contremaître de l'arsenal de Bourges, il put faire des études supérieures et entrer à l'École des Hautes Études commerciales. Militant socialiste dès son adolescence, il est élu conseiller général du canton de Puteaux en 1910. Toute sa vie, le problème du logement populaire sera sa préoccupation fondamentale. Il tentera de le résoudre à Suresnes, dont il est élu maire en 1919, ainsi que dans les quinze cités-jardins qu'il contribue à édifier autour de Paris dans l'entre-deux-guerres. C'est le prophète de la révolution de l'habitat et de l'urbanisme qui ne commencera en France qu'après la Seconde Guerre mondiale. |
| ALBERT DENVERS | (1905) | Élève de l'École normale d'Arras, instituteur puis directeur d'école dans différentes villes du Pas-de-Calais, de 1924 à 1946, il milite au Parti Socialiste dès le début de sa carrière et sera sénateur avant d'être député du Nord. Dans la lignée de Sellier, il assume pleinement le titre d'élu local enraciné dans une région : maire de Gravelines depuis plusieurs décennies, il a aussi marqué le Nord de son empreinte de bâtisseur. Mais comme Sellier également, il a rempli de lourdes responsabilités : président de l'Union des HLM de 1956 à 1985, il a su, dans une période aussi difficile qu'exaltante, préserver l'unité des "quatre familles", ces composantes essentielles du mouvement social contemporain. |
| Eugène CLAUDIUS-PETIT | (1907-1989) | Ancien élève de l'École Boulle, puis de l'École des Arts décoratifs tout en exerçant le métier d'ébéniste, il est professeur de dessin en 1939, Membre fondateur du ”Conseil national de la Résistance”, on lui confiera le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme en 1948. Or ce militant du catholicisme social, admirateur de Le Corbusier et passionné par les recherches du Bauhaus, se proposait de “construire” plutôt que de “reconstruire” à l'identique. Cette volonté ne sera pas comprise et la France mettra beaucoup de temps à rattraper son retard sur les nations industrialisées de l'Europe. |
| François BLOCH-LAINE | (1912) | Ayant choisi d'être un commis de l'État, comme il aime à se définir, il est reçu, en 1936, au concours de l'inspection des Finances. La même année, il passe son doctorat en droit avec une thèse sur l'éducation populaire, un sujet qui correspond aux préoccupations sociales de ce petit-neveu de Léon Blum, Directeur du Trésor en 1947, puis directeur général de la Caisse des dépôts de 1953 à 1967, il crée la Société centrale immobilière (SCIC) qui se lance à fond dans une grande politique de logement : jusque-là, hors la loi Loucheur, la Caisse n'avait jamais voulu s'y risquer. |
| L'abbé PIERRE | (1912) | Fils de soyeux lyonnais, Henri Groues dit l'abbé Pierre, entre à dix-huit ans dans l'ordre des Capucins. Prêtre en 1938, il est nommé vicaire à Grenoble et prend le nom de l'abbé Pierre quand il participe à la Résistance, Aumônier de la Marine nationale à la Libération, il est élu député de Meurthe-et-Moselle l'année suivante. Fondateur (1949) de l'association Emmaüs, communauté de chiffonniers-bâtisseurs en même temps que société d'HLM, il se consacre à la frange la plus démunie de la population pour laquelle son disciple, le père J. Wrésinski, trouvera la dénomination de “ Quart-Monde ”. |
| Roger QUILLIOT | (1925-1998) | Docteur ès lettres avec une thèse sur Camus dont il est le spécialiste reconnu, c'est le seul homme politique venant du monde universitaire qui se soit intéressé au logement. Tôt inscrit au Parti socialiste, il sera conseiller municipal d'Angers en 1954 puis s'installera à Clermont-Ferrand qui le choisira comme maire en 1973. Appelé au ministère de l'Urbanisme et du Logement en 1981, il sera président de l'Union des HLM de 1985 à 1998. En tant que ministre, il a fait voter une loi qui marque une date dans l'histoire du logement: pour la première fois en France, les rapports entre les propriétaires et les locataires étaient clairement définis dans l'équité. |
Ouvrages historiques
"Cent ans d'habitat social : une utopie réaliste"
par Roger Quilliot et Roger-Henri Guerrand
176 pages - Albin Michel - prix : 30,49 €
"La modernité des Hlm, 90 ans d'engagement des offices pour un habitat solidaire"
Publié aux Editions La Découverte par la Fédération nationale des Ophlm et Opac, cet ouvrage rassemble plusieurs auteurs pour une synergie de regards : Roger-Henri Guerrand, historien, Jean Maussion, architecte et urbaniste, Leslie Bedos, journaliste, Yves Jégouzo, juriste, Michel Mouillart, économiste, Maurice Carraz, Directeur général de la Fédération.
208 pages - prix 38 €
"Une Europe en construction"
Deux siècles d'habitat social en Europe par Roger-Henri Guerrand
233 pages - La Découverte - prix 38,11 €
"Le logement social à l'âge d'or de la carte postale"
Numéro hors-série de la revue "Hlm Aujourd'hui" par Patrick Kamoun, préface de Roger Quilliot.
L'évocation des origines du logement social de la fin du XIXe siècle à 1939, replacées dans leur environnement au travers de la carte postale.
47 pages - prix 22,87 €
"Un Siècle d'habitat social : les Chemins de la Solidarité" :
Numéro hors série de la revue "Habitat et Société" de décembre 1997
128 pages - prix 22,87 €
"Nous les coopératives"
De l'utopie à la réalité, un siècle de coopération pour l'habitat social
28 pages - prix 9,15 € . Prix toutes coopératives Hlm : 5 €
"L'habitat en utopie"
Textes de Roger-Henri Guerrand et Thierry Paquot, A.RE.COOP, juillet 2002, 44 pages, 10 €
"Sociétés anonymes d'Hlm depuis 1853"
Une certaine philosophie de l'action privée pour une mission d'intérêt général par Vincent Viet et Roger Henri-Guerrand
136 pages - prix 34,30 €
"Histoires d'habitants"
Edité par la Commission mixte nationale Hlm & Habitants, l'Union nationale Hlm et le Gie Villes et quartiers, l'ouvrage retrace l'origine du mouvement des locataires et des associations d'habitants (novembre 1999)
60 pages - prix 15,09 €
"Chantons pour un Toit !"
Livre-CD Rom de Patrick Kamoun, avec fac-simile de partitions d'époque, retrace l'histoire du logement en chansons
50 pages + CD Rom de huit chansons - prix 29 €
Tous nos prix s'entendent TTC
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Dernière modification le 03/06/2007
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